jeudi 3 mars 2011

Deux jours passés à Campbell River (Déjà!)

Ouf, déjà notre deuxième nuit à Campbell river!
Combien d’heures de voyage pour se rendre ici? 16 heures?
Réveillée à 4h50 par maman qui voulait absolument partir 5h30, je tourne en rond dans la maison, les cernes barrant encore mon visage. On arrive finalement à l’aéroport, après avoir récité deux ou trois fois la liste de mes bagages pour être sûre et certaine de n’avoir rien oublié. Déjà sont arrivées d’autres choristes, tout aussi réveillées que moi. Pourtant, nous sommes contentes de partir, nous avons hâte. Sont aussi là Philippe, Michelle, François et Isabelle, qui vérifient que tout ce beau petit monde grimpe dans l’avion et se rende à l’autre bout du Canada sans problème.

C’est une fois confortablement assis dans l’avion que je suis informée d’un petit changement dans le trajet. L’avion étant trop lourd et les agents de bord ne voulant pas laisser des gens derrière eux à Montréal, ils décident d’enlever le surplus de poids dans...L’essence! Résultat, nous devons faire une escale à Winnipeg pour refaire le plein (Avez-vous la carte Air Miles?) Enfin, nous décollons de nouveau, la tête tranquille. De toute façon, on avait de quoi s’occuper : nous avions l’occasion de visionner à peu près tous les films nominés aux oscars. Nous arrivons finalement à l’aéroport de Vancouver, après avoir tourné en rond dans les airs pendant un bon moment, et avoir attendu que les problèmes techniques de la passerelle soient réglés. Au fond, c’était notre commandant de bord qui nous aimait trop pour qu’on parte, j’en suis sûre.

Pourtant, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Il faut encore prendre le Ferry pour se rendre jusqu'à l’île de Vancouver. Ne pouvant pas nous rendre à celui de 2h30, comme prévu, nous optons pour prendre le traversier à partir d’un autre point, environ une heure plus tard. Nous irons voir le Stanley Park une autre fois! Cela allonge un peu le temps passé sur le bateau, mais personne ne se plaint. Ça fait passer le tournis de l’avion, de toute façon. Finalement, à la sortie du BC Ferry, nous faisons un autre 2h de route pour se rendre jusqu’à notre point d’arrivé.

Par chance, nous sommes de bonnes voyageuses. En plus, nous n’avions pas de concert ce soir, ce qui nous a permis de souffler un peu. Les trajets en autobus nous permettent de nous reposer un peu, de reprendre les heures de sommeil perdu, de s’avancer dans nos devoirs. Bref, ce n’est pas du temps perdu.

Un dernier commentaire sur le temps qu’il fait à Vancouver, nous sommes passés par toute la gamme des températures depuis notre arrivée. D’abord du vent, ensuite du soleil, puis de la brume, en continuant avec de la pluie, le retour du soleil, un arc-en-ciel pour la route, et finalement la neige! « Une vraie température de tournée! » Dit Sarah-florence en riant.

Petit fait divers : La nuit tombe très, très rapidement, à Vancouver. Tellement qu’au moment où j’écris ces lignes, j’ai peine à voir les touches de mon clavier en écrivant.

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Aujourd’hui, nous avons fait vingt minutes de route pour aller voir ce qu’on appelle The Elk Falls. Le grand air nous a fait du bien, et le spectacle était à couper le souffle. Puis, nous avons encore fait un peu de route pour se rendre à un premier concert, qui avait lieu dans une école d’immersion française. Ensuite, devinez quoi? Puisque la piscine du complèxe sportif était fermée, nous sommes allés faire…du bowling! Nous sommes ensuite retournées à l’église qui nous servait de QG pour donner une deuxième prestation. Sarah-Florence vous en donnera tous les détails dans son message.

Nous partons demain pour North Vancouver. Visite du centre-ville et concert à venir. Le décalage horaire n’est pas trop déroutant.

À plus!

Odile

Salutations de Campbell River!

Nous sommes enfin arrivés hier soir à Campbell River après une longue journée. Nous étions légèrement en avance ce qui nous a permis d'entendre la fin de la répétition de la chorale qui nous reçoit ici. Elles chantent vraiment bien et nos filles écoutaient très attentivement. La répartition dans les familles s'est faite très rapidement mais les gens ici n'ont pas respecté les jumelages que nos filles avaient proposés, ce qui a donné lieu a de drôles de combinaisons, on va voir ce matin comment ça s'est passé. C'est souvent comme ça qu'on rencontre de nouveaux amis, quand les circonstances font que nous nous retrouvons ensemble dans une situation bien particulière. J'espère que plusieurs de nos filles trouveront une nouvelle amie dans cette aventure, en plus des nouveaux amis qu'elles se feront peut-être ici.


Philippe a décidé de faire une petite répétition ce matin (jeudi). Pour l'instant, il fait beau et c'est très humide, il fait autour de 2 degrés. La neige qu'ils ont reçue est presque complètement disparue. Plus tard, il est question d'aller marcher un peu sur le bord de la mer et d'aller voir des chutes dans les environs. La nature ici est très belle, surtout quand le soleil sort. Cet après-midi nous donnons un petit concert dans une école francophone et après nous retrouvons les gens de la Campbell River Children's Choir pour un échange fraternel autour d'un souper pizza. Belle journée en perspective!

François

Salutations de Vancouver!



Je vous écris de la cafétéria du traversier vers Nanaimo et je continue de vous embêter un peu avec notre journée un peu spéciale. Premièrement, nous sommes passés bien près de le manquer ce traversier. Voyez-vous, l’escale à Winnipeg a duré un peu plus longtemps que prévu (je pense que nous avions stationné l’avion avec le bouchon d’essence du mauvais côté par rapport à la pompe); ensuite, nous avons été retenus par la tour de contrôle à l’approche de l’aéroport de Vancouver parce que les vents étaits trop forts et ils attendaient que ça se calme un peu; arrivés à l’aérogare, les techniciens n’étaient pas capables d’opérer la passerelle pour le débarquement. Tous ces petits délais mis bout à bout, nous n’avons pas eu le temps de visiter Stanley Park. Nous nous sommes empressés de prendre l’autobus et de nous rendre au traversier. Nous y sommes heureusement montés de justesse. Entre temps, la dame de Campbell River a communiqué avec Michelle pour lui signifier qu’elle n’était pas certaine que c’était une bonne idée de monter là-bas ce soir puisqu’ils venaient de recevoir 20 cm de neige et ça pouvait être un problème pour eux. Heureusement, la vue sur le traversier est superbe, le temps est très changeant, on a même eu droit à un arc-en-ciel. Les filles se reposent avant de reprendre l’autobus vers Campbell River.

En résumé, tout est normal. Les petits problèmes habituels de tournée, sans plus. Les filles commencent à être un peu fatiguées du voyage mais elle tiennent le coup. La bonne nourriture sur le traversier aide à revigorer tout le monde. Notre chauffeur d’autobus s’appelle Will, il a un certain âge (je laisse ça flou volontairement) et il est fort sympathique. Nous allons rencontrer les familles tout à l’heure, on a bien hâte.








François

Premières impressions


Un départ un peu chaotique en ce début de tournée. Réveillé ce matin par des vents assez forts, à 3h58. Ça commençait très mal, j’avais mis mon réveil à 4h00, déjà deux minutes de sommeil de perdue à jamais! Dernières vérifications dans les bagages questions de ne pas oublier quelque chose d’essentiel, regarder un peu dans la glace mais pas trop (à cette heure...) et puis hop! dans la tempête hivernale. La visibilité était vraiment médiocre sur l’autoroute en chemin vers l’aéroport, il fallait modérer ses transports. Comme prévu dans mes plans, arrivé deuxième à l’aéroport, Michelle était déjà là, fidèle au poste. C’est vrai qu’elle demeure juste à côté mais il faut quand même se rendre. Elle me montre l’écran de son téléphone intelligent : vol annulé écrit en rouge... Ce que Air Canada voulait signifier à Michelle par ce message qui aurait pu causer une crise cardiaque, c’est que le vol ne sera plus direct mais il y aura une escale à Winnipeg. Il me semble qu’il doit y avoir une autre façon d’annoncer aux passagers le simple ajout d’une escale!

Les choristes arrivent graduellement, la plupart avec un large sourire, les tournées ça inspirent les sourires. Les parents sont de bonne humeur, je ne sens pas trop d’inquiétude, ils jouent leur rôle de parents, mitaines oubliées, vingt dollars récupérés de justesse pour la progéniture qui a laissé son argent sur le coin de la table... C’est l’heure de passer la sécurité mais on attend encore une choriste, une chef d’équipe. Ça promet... Mais nous la connaissons bien et il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Sa mère voulait simplement apprécier en détails la nouvelle configuration des voies de l’échangeur Dorval et pour être certaine, elle s’y est prise par deux fois. Peut-on la blâmer, c’est si beau les collines artificielles de gravats fraîchement saupoudrées de neige blanche?



L’embarquement se fait tout en douceur, nous sommes à l’arrière de l’appareil. Nous rassurons tout de suite les agentes de bord légèrement inquiètes en leur disant qu’il s’agit d’un groupe de filles qui savent se tenir. On se croise les doigts... Bien assis dans l’avion, le pilote nous explique que nous allons devoir passer à la station de dégivrage (une première pour moi, yé!) parce que les ailes et la queue sont gelées et que nous devrons faire escale à Winnipeg pour remettre un peu d’essence, n’étant pas certains que nous puissions nous rendre à Vancouver avec un seul plein. Vous savez, parfois, il y a des contretemps avec lesquels on vit bien... Décollage réussi! C’est un départ pour l’ouest, l’ouest d’outre-rocheuses, celui qui a longtemps échappé aux premiers explorateurs du continent nord américain dans leur quête du passage vers l'ouest.

François